Un éclat d’instant, suspendu entre le feu et l’effacement. La matière ne cherche pas à construire un visage : elle trace un souffle, une émotion qui passe et s’imprime. Ici, la chair devient vibration. Les couleurs coulent, se heurtent, se fondent sans jamais se figer.
Ce qui importe n’est pas ce que l’on voit, mais ce que l’on ressent — ce qui affleure, ce qui remue en silence. Michèle ne raconte pas une histoire. Elle laisse apparaître un état, un passage, un battement vivant qui existe juste pour être vécu, et peut-être oublié. Chaque trace est un fragment d’Être, un fragment d’instant, offert sans jugement, sans attente.



